L'Ecole Supérieure des Affaires (ESA) de Beyrouth, 10 ans après sa création
Un site historique et symbolique d'un projet francophone pionnier
Chirac : " Comment vont les choses dans mon école à Beyrouth ? "
Un article de Mazen Abboud,
An Nahar
Dimanche 26 janvier 2007
Avec la conférence de Paris III, on passe en revue certains épisodes de la relation franco-libanaise à travers l'histoire du site Clemenceau durant la dernière décennie. L'histoire du site Clemenceau est l'histoire de l'ESA à Beyrouth. Ce site qui a vu le jour au cours du mandat franôais a accueilli l'ambassade de France pour un temps assez long durant la première République. Par la suite, il s'est rouillé, endommagé par la guerre. Ce site ressuscita en une école, comme symbole de la résurrection du Liban dans son entourage levantin et arabe. Une histoire intéressante qu'on relate à la veille du 11ème anniversaire de l'ESA
" Notre objectif principal à travers la création de cette école est d'offrir les meilleures opportunités à la jeunesse libanaise en lui procurant la fine fleur des méthodes d'enseignement supérieur franôais et européen en matière de gestion des affaires . En cette occasion, je souhaite à tous les étudiants la réussite dans leurs études et travail. Je leur souhaite également qu'ils puissent jouir d'un climat local et régional plus favorable." (Propos du Président franôais Jacques Chirac au cours de l'inauguration de L'ESA à Beyrouth le 5 avril 1996).
Monsieur Jean-Pierre Lafon, l'ancien ambassadeur de France, l'initiateur du projet, considère que " l'ESA a été créée à Beyrouth pour se trouver dans un environnement exemplaire. " Un environnement considéré par le diplomate franôais comme le meilleur pour l'enseignement des affaires selon le modèle européen et franôais, les libanais étant douées dans les domaines du commerce, de l'économie et des finances. Dans ce contexte, M. Lafon dit littéralement : " Si la France voudrait bien trouver un lieu sur la surface de la planète pour y investir dans le domaine de l'enseignement en &egèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèave;atière de la gestion et des affaires, son choix serait certainement Beyrouth ".
La volonté et le dynamisme de l'ambassadeur Lafon jouèrent un rôle prépondérant dans le projet de l'ESA. Son destin a voulu qu'il soit témoin de la période de dégradation de la culture francophone face à la culture anglophone qui a commencé à être très en vogue au sein des sociétés libanaises et orientales à cette époque.
Ce contexte a poussé l'ambassadeur de France à Beyrouth, très soucieux des intérêts de son pays et attaché à l'amitié franco-libanaise, à proposer de nouveaux projets pour faire revivre cette relation chancelante.
La naissance d'une Ecole : Toile de fond
C'est alors que M. Jacques Chirac accéda à la présidence de la République de France et son ami Rafic Hariri prit les rênes du gouvernement au Liban. Cette nouvelle donne a créé l'environnement favorable au lancement de la recherche d'un projet pionnier pour une Grande Ecole d'affaires à Beyrouth. L'administration franôaise a trouvé en la BDL, en la personne de son gouverneur Riad Salamé, le partenaire le plus sûr et le plus durable pour la mise en ouvre du projet au sein de la République libanaise. Lafon et Salamé ont coopéré pour mettre la mise en ouvre du projet sur les rails avec la bénédiction des deux Présidents Chirac et Hariri. Dans ce cadre, M. Salamé a dit : "Le Liban avait besoin d'une école d'affaires de haut niveau capable de former la jeunesse libanaises selon les normes internationales. Pour cela, lorsque l'ambassadeur Lafon nous a présenté son projet, nous l'avons adopté et nous avons investi tous nos efforts dans sa réalisation. Le fruit de ce partenariat fut l'ESA, un projet pionnier réussi selon le témoignage de tous. "
Un projet pionnier
L'ambassadeur Jean-Pierre Lafon raconte que lors de son arrivé à Beyrouth, il a découvert le site impressionnant de Clemenceau au cour de Beyrouth à proximité de la Banque Centrale et des établissements administratifs et financiers. L'état du site n'était pas très différent de celui du pays et reflétait le recul du rôle de son pays au Liban et dans la région levantine. Par ces mots M. Lafon décrit l'état du site : " La rouille envahissait le site historique déserté de notre ambassade à Beyrouth. Les mines constituaient les éléments des jardins délaissés du site. Le site reflétait l'image de Beyrouth émergeant de ses petites guerres intestines et de ses malheurs. C'était en 1994. J'ai décidé alors de faire renaître les lieux en ouvrant à l'établissement d'une Grande Ecole de gestion des affaires ". L'ESA a été inaugurée le 5 avril 1995 en présence des Présidents Jacques Chirac et Rafic Hariri. M. Lafon prit en charge personnellement les missions de la présidence de son Conseil d'Administration et le Président Chirac confia à M. Roger Ourset, un de ses cadres, la responsabilité de son administration en tant que Directeur Général. Le Président franôais suivait de près et régulièrement les nouvelles de l'ESA et à chaque fois qu'il rencontrait Ourset il demandait de ses nouvelles : " Comment vont les choses dans mon Ecole à Beyrouth ? "
L'ESA est devenue la concrétisation d'un partenariat issu d'un projet de coopération entre la France et le Liban. Une Ecole pour l'enseignement supérieur dirigée dès sa création par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris en collaboration avec la BDL et son gouverneur M. Riad Salamé. Les portes de partenariat étaient également grandes ouvertes pour le secteur privé actif entre les deux pays. Nombre de sociétés ont alors adhéré au projet, nous citons quelques unes : Fransabank, la SGBL, L'Oréal, AVERDA et autres.
Nul doute que le soutien de M. Chirac au projet était fondamental pour sa réussite. En effet, l'ESA était destinée à être le reflet ambitieux du fruit des relations spéciales qui devraient être établies entre le Liban et la France.
Les caractéristiques de l'ESA
M. Roger Ourset, Directeur Général de l'ESA, considère que la clef du &egèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèave;uccès de son Ecole réside dans le fait qu'elle détient tous les éléments de l'enseignement efficace et créatif ; enseignants de qualité, partenariat avec les meilleures écoles et universités européennes dans le domaine de la gestion des affaires. Tous les programmes sont ainsi couronnés par un double diplôme. " Nous octroyons les normes rigoureuses d'enseignement de la gestion des affaires en Europe une importance particulière et nous oeuvrons à rester proche du tissu économique au Liban et dans la région " ajoute M. Ourset.
L'amélioration de la performance éducative et scientifique de l'ESA est due en premier lieu au partenariat entre l'ESA de Beyrouth et les Ecoles européennes et franôaises. Le partenariat avec l'ESCP-EAP European School of Management, l'une des meilleures écoles de gestion en Europe, est le pilier principal de son développement. D'autres partenariats existent entre l'ESA et d'autres universités comme Paris VII dans les domaines de la gestion des services hospitaliers et sanitaires. Il est à noter que les diplômes de l'ESA portent les trois licences internationales les plus prestigieuses : la marque EQUIS de L'EFMD (European Foundation for Management Développement), la marque AMBA (Association of MBA) et la marque AACSB (Association to Advanced Collegiate Schools of Business).
L'ESA vue par ses étudiants
Vous entrez à l'ESA par la porte Clemenceau qui se tro&agààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààave;ve à quelques mètre&egèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèave; près de la " Medical Gate " porte médicale de l'AUB. La beauté du site vous coupe le souffle et vous ressentez que vous êtes transportés dans le temps, l'espace de quelques secondes, pour revivre la gloire du Liban d'antan. Vous recouvrez le sens de la réalité lorsque vous êtes arrêtés par les gardiens du site pour des mesures de sécurité rigoureuses, comme si vous franchissiez la porte d'une ambassade ou d'un palais ou résidence d'un des présidents ou leaders libanais. Vous apercevez alors les étudiants de l'ESA éparpillés sur les bancs de bois des vastes jardins du campus. Comme si vous avez quitté la capitale bondée et envahie par les constructions de ciments pour pénétrer un paradis tel l'Eden perdu dans le grand désert du monde arabe. La nature du campus vous rappelle l'AUB avec de grandes divergences dont la principale est que vous pénétrez le cour de la francophonie au Liban.
En abordant les étudiants pour les questionner au sujet de leur Ecole, ils vous répondent soigneusement étant donné que les étudiants que nous avons rencontrés suivaient le programme EMBA, spécialement conôus pour les cadres et dirigeants d'entreprises ayant une expérience professionnelle significative. Toni Mouhanna, un des étudiants de l'ESA que nous avons rencontré, directeur des ventes à Almaza, considère que l'atout de l'Ecole réside dans son corps professoral de nationalité européenne qui jouit d'une grande expérience dans l'enseignement académique, ce qui dote les programmes d'une valeur ajoutée. Maya Samaha estime que l'ambiance unique de l'ESA crée une interaction entre la beauté artistique, le corps professoral et les étudiants, dégageant ainsi une atmosphère spéciale ressentie par tous ceux qui la visitent. Ghassan Fefeli, Directeur Général d'une des plus grandes sociétés, professeur de deux matières - la direction de la qualité et des opérations - à l'USJ, estime que le contenu des programmes de l'ESA est de haut niveau, considérant que ces programmes ont été testés pour des années durant dans différentes contrées du monde. L'expérience du corps professoral de l'ESA ainsi que la qualité de ses étudiants, font d'elle un jalon dans le parcours professionnel de toute personne voulant obtenir un diplôme international d'un niveau exceptionnel.
Une image d'excellence pour la France
Une fois au sein de l'ESA, surtout ne ratez pas l'occasion de visiter les bâtiments dont les murs sont ornés par les plus belles toiles artistiques. L'architecture des entrées et des salles entre en osmose avec l'ensemble du site pour donner la touche spéciale qui demeure dans l'esprit du visiteur longtemps après sa courte visite des lieux.
L'ESA a été créée à Beyrouth pour être la porte culturelle de la France qui s'ouvre au Liban et au monde arabe. Si et seulement si les relations entre les Etats pouvaient donner fruit à des écoles, universités et établissements d'art et d'éducation ! La civilisation, contrairement aux dires, est le meilleur moyen de communication entre les peuples. Un art maîtrisé par les responsables de l'ESA. Ils ont établi des programmes dans les domaines de la Finance Islamique pour s'adresser au monde arabe et islamique. L'ESA à Beyro&agààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààave;th à l'aube de son 11ème anniversaire inaugure une branche à Manama au Royaume de Bahreïn. Comme si la France, la terre de De Gaulle, a voulu dire à tout le monde que les ponts de et vers le monde arabe commencent d'habitude de Beyrouth pour arri&agàààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààave;er à Manama et même jusqu'en Chine. Le chemin de la soie devrait alors être retracé. La soie n'est plus la même de nos jours. Elle s'est transformée en culture, dialogue et amour, dans un siècle meurtri par les guerres des dieux, des prophètes et des apôtres...